La Légion sans fard
La littérature et la Légion
Par Christian Morisot
La Légion possède sa propre littérature. A l’instar des « chansons de Geste » du Moyen âge, elle a inspiré les caractères d’héroïsme et d’aventure que l’on connait. Depuis sa création en 1831, la littérature sur la Légion a parcouru tant de contrées, gagné tant de batailles, suscité tant de sacrifices, formé tant de figures légendaires et donné asile à tant d’êtres humains qu’elle se doit d’avoir ses histoires, ses romanciers et ses poètes.
Beaucoup a été écrit sur « Camerone » qui figure au programme prioritaire de tout légionnaire ce mois-ci. Il est vrai aussi que le sacrifice de ces légionnaires débordés par une horde mexicaine est très émouvant à lire, mais beaucoup d’autres faits moins connus et moins célèbres ont été vécus et les historiens trouvent des accents de découverte et de sincérité d’un réalisme étonnant souvent surprenant au point de se laisser aller à penser qu’ils y étaient… C’est un reportage en direct de…
Ainsi ces récits et anecdotes sont publiés dans une simplicité de styles très appréciés, ces ouvrages sont les témoins incontournables qui, pour bon nombre d’entre eux, ne s’écarter pas trop de la réalité des évènements tels qu’ils sont révélés dans leurs écrits.
La place qu’occupe la Légion dans le domaine des lettres doit être connue parce qu’elle honore une des plus belles expressions de l’esprit humain.
Cependant ne nous y trompons pas, malgré le récit héroïque du combat de Camerone, il ne nous faut pas oublier une vérité qui dérange :
En effet, la campagne du Mexique pour la Légion était le salut qui faillit être la cause de son éclipse… En 1861, le 1er Régiment étranger est dissous et les engagements sont suspendus. Il est alors clair que la réduction des effectifs de la Légion est engagée avant une disparition programmée.
En 1864, à cause précisément de la campagne du Mexique, les engagements reprennent, l’empereur Napoléon III éprouvant de grandes difficultés à recruter des volontaires en France. Ainsi est signée la convention de Miramar qui précise le 10 avril 1864 (1 an après Camerone) : « La Légion restera française tant que la France sera présente au Mexique puis passera aux ordres du gouvernement mexicain si Maximilien prend le pouvoir ». La Légion après l’Espagne confirme qu’elle devient une marchandise… Il est alors évident que les témoignages de reconnaissances qui ne manquent pas, ne sont que baratin hypocrite…
Pour les légionnaires, en dépit de leur enthousiasme du départ, les premières vues du Mexique déclenchent de sombres pressentiments. Rien n’est pire que de découvrir le délabrement de Veracruz et les terres basses tropicales de l’arrière-pays inquiètes d’être le théâtre des missions des opérations à venir qui consistent à escorter les convois de ravitaillement le long des mauvaises routes à travers un paysage de broussailles.
C’est une tâche répugnante et particulièrement dangereuse avec des déplacements rendus compliqués par les reliefs et un climat malsain qui provoquaient de grandes fatigues qu’accentuait le « Vomito negro », la fièvre jaune.
Cette terrible maladie décimait les légionnaires depuis leur arrivée. De plus, s’ajoutait l’enfer que provoquait un harcèlement permanent des guérilleros mexicains qui sans répit sortaient des bois pour attaquer et disparaître aussitôt.
Heureusement, ces combattants n’étaient pas intrépides et les légionnaires en avaient une piètre opinion au point que Diesbach de Torny disait dans ses écrits : « le mexicain a peur du feu ; quand le coup part, il tourne la tête. Un feu de peloton fait par eux ne nous effraie jamais ; dix des nôtres pouvaient lutter contre cinquante de ces bandits et leur donner la leçon. Comme tous les lâches, ces hommes sont cruels, de vraies meutes désordonnées. ».
A Suivre…
Pour les légionnaires, en dépit de leur enthousiasme du départ, les premières vues du Mexique déclenchent de sombres pressentiments. Rien n’est pire que de découvrir le délabrement de Veracruz et les terres basses tropicales de l’arrière-pays inquiètes d’être le théâtre des missions des opérations à venir qui consistent à escorter les convois de ravitaillement le long des mauvaises routes à travers un paysage de broussailles.
C’est une tâche répugnante et particulièrement dangereuse avec des déplacements rendus compliqués par les reliefs et un climat malsain qui provoquaient de grandes fatigues qu’accentuait le « Vomito negro », la fièvre jaune.
Cette terrible maladie décimait les légionnaires depuis leur arrivée. De plus, s’ajoutait l’enfer que provoquait un harcèlement permanent des guérilleros mexicains qui sans répit sortaient des bois pour attaquer et disparaître aussitôt.
Heureusement, ces combattants n’étaient pas intrépides et les légionnaires en avaient une piètre opinion au point que Diesbach de Torny disait dans ses écrits : « le mexicain a peur du feu ; quand le coup part, il tourne la tête. Un feu de peloton fait par eux ne nous effraie jamais ; dix des nôtres pouvaient lutter contre cinquante de ces bandits et leur donner la leçon. Comme tous les lâches, ces hommes sont cruels, de vraies meutes désordonnées. ».
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