Lettre de mon jardin
Il fut un temps, dans les années 1970, où notre ami, regretté Alain Gandy écrivait dans « Képi Blanc », une rubrique très appréciée intitulée : « lettre d’ailleurs ». Par la suite, parmi ceux qui écrivaient dans le blog des « légionnaires-officiers », Antoine Marquet avait en quelque sorte repris le relais avec sa lettre d’ailleurs écrite de sa résidence du Portugal, pays de ses origines et de sa nouvelle demeure lisbonnaise.
Pour ma part, l’inspiration me surprend souvent de me retrouver seul dans mon jardin et de laisser vagabonder mes pensées, aussi je propose bien volontiers cette « lettre de mon jardin », une manière pour moi de parler de choses et d’autres, de ce qui me vient à l’esprit et que je souhaite partager.
J’ai en mémoire de ce que furent mes lectures imposées dans ma petite enfance d’écolier : les écrits de Voltaire qui affirmait : « que le jardin n’était pas simplement un lopin de terre, que c’était essentiel de comprendre que cultiver son jardin était une métaphore, un symbole riche et complexe… ».
Ainsi, cultiver son jardin c’était se tourner vers une action concrète, pragmatique, loin des spéculations abstraites et des idéologies partisanes d’un monde où abonde le malheur… Leibniz lui, adoptait un avis optimiste en déclarant ses opinions généreuses pleines de bonnes intentions : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… », une mise à rude épreuve où l’action devient refuge, un moyen, comme un autre, de retrouver, malgré tout, une forme de sens, bien contestable au regard de ce que nous offre le monde d’aujourd’hui.
En fait, cultiver son jardin peut être l’immersion dans le réel dans la mesure où il faut renoncer aux illusions, aux grands discours prometteurs et faire ainsi, le choix réaliste de la responsabilité dans une prise en main de son destin. Alors, le jardin devient cercle de vie, de ses relations et de ses projets, s’occuper d’un jardin, c’est s’occuper de soi, de ses proches, de ses connaissances. Bref, c’est une forme de petit bonheur de privilégiés à l’image de ce que font de nombreux pauvres de multiples pays sans lequel ils ne survivraient pas.
Cependant, dans mes propos, cette métaphore va plus loin, elle interroge sur notre rapport à notre environnement, c’est aussi apprendre à vivre et à respecter les lois et les rythmes de la nature. Une leçon d’humilité, un rappel que l’homme n’est pas le maître, qu’il n’est qu’un élément parmi d’autres dans le vaste écosystème de la vie.
Un constat s’impose, dans mon jardin, je prends mes distances avec les tumultes du monde tel qu’il se présente avec les différents conflits actuels, sans que je puisse les ignorer. C’est un espace de liberté où s’exprime ma singularité, un antidote puissant aux déceptions et aux absurdités qui ne manquent pas dans un monde en folie.
En guise de conclusion, je dirai que mon jardin m’invite à réfléchir sur le temps. Cultiver son jardin, c’est s’inscrire dans une temporalité originale rythmée par le cycle de la nature, par la croissance des plantes qui suivent le cycle des saisons. Une invitation à ralentir, à prendre le temps de vivre, de contempler, de savourer chaque instant. Dans notre société où tout va trop vite et où s’affiche l’éphémère d’une humanité fragile, ce sanctuaire est un privilège que tout un chacun devrait pouvoir posséder surtout quand sonne le temps d’une retraite bien méritée.
A très bientôt…
Pour ma part, l’inspiration me surprend souvent de me retrouver seul dans mon jardin et de laisser vagabonder mes pensées, aussi je propose bien volontiers cette « lettre de mon jardin », une manière pour moi de parler de choses et d’autres, de ce qui me vient à l’esprit et que je souhaite partager.
J’ai en mémoire de ce que furent mes lectures imposées dans ma petite enfance d’écolier : les écrits de Voltaire qui affirmait : « que le jardin n’était pas simplement un lopin de terre, que c’était essentiel de comprendre que cultiver son jardin était une métaphore, un symbole riche et complexe… ».
Ainsi, cultiver son jardin c’était se tourner vers une action concrète, pragmatique, loin des spéculations abstraites et des idéologies partisanes d’un monde où abonde le malheur… Leibniz lui, adoptait un avis optimiste en déclarant ses opinions généreuses pleines de bonnes intentions : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… », une mise à rude épreuve où l’action devient refuge, un moyen, comme un autre, de retrouver, malgré tout, une forme de sens, bien contestable au regard de ce que nous offre le monde d’aujourd’hui.
En fait, cultiver son jardin peut être l’immersion dans le réel dans la mesure où il faut renoncer aux illusions, aux grands discours prometteurs et faire ainsi, le choix réaliste de la responsabilité dans une prise en main de son destin. Alors, le jardin devient cercle de vie, de ses relations et de ses projets, s’occuper d’un jardin, c’est s’occuper de soi, de ses proches, de ses connaissances. Bref, c’est une forme de petit bonheur de privilégiés à l’image de ce que font de nombreux pauvres de multiples pays sans lequel ils ne survivraient pas.
Cependant, dans mes propos, cette métaphore va plus loin, elle interroge sur notre rapport à notre environnement, c’est aussi apprendre à vivre et à respecter les lois et les rythmes de la nature. Une leçon d’humilité, un rappel que l’homme n’est pas le maître, qu’il n’est qu’un élément parmi d’autres dans le vaste écosystème de la vie.
Un constat s’impose, dans mon jardin, je prends mes distances avec les tumultes du monde tel qu’il se présente avec les différents conflits actuels, sans que je puisse les ignorer. C’est un espace de liberté où s’exprime ma singularité, un antidote puissant aux déceptions et aux absurdités qui ne manquent pas dans un monde en folie.
En guise de conclusion, je dirai que mon jardin m’invite à réfléchir sur le temps. Cultiver son jardin, c’est s’inscrire dans une temporalité originale rythmée par le cycle de la nature, par la croissance des plantes qui suivent le cycle des saisons. Une invitation à ralentir, à prendre le temps de vivre, de contempler, de savourer chaque instant. Dans notre société où tout va trop vite et où s’affiche l’éphémère d’une humanité fragile, ce sanctuaire est un privilège que tout un chacun devrait pouvoir posséder surtout quand sonne le temps d’une retraite bien méritée.
A très bientôt…
Partagez votre écrit
Anciens de la légion: sur des sujets légion et autres.
Sympathisants: sur des sujets légion.