Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Á PROPOS DE LÉGION'ARTS
La solidarité à la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La solidarité ne naît pas dans la joie. Elle naît dans la douleur. On se sent plus proche de celui avec qui l’on a souffert que de celui avec qui l’on a réussi. Le bonheur flatte l’ego. L’épreuve, elle, soude les hommes.
Dans toute victoire collective se glisse une part d’amertume. Chacun évalue sa contribution, chacun se compare, parfois se juge lésé. Les familles se déchirent à l’heure des héritages, les groupes se fragmentent après le succès, les mouvements se disloquent une fois le pouvoir conquis. Le triomphe divise. Le malheur unit.
La cohésion d’un groupe de référence se forge ailleurs, dans le souvenir d’un calvaire partagé. C’est là que l’individu s’efface pour laisser place au corps. À la Légion étrangère, ce souvenir a un nom. Camerone.
Ce n’est pas un mythe heureux. C’est une défaite, une agonie, une fidélité jusqu’à la mort. Mais c’est précisément pour cela qu’elle fonde la solidarité légionnaire. On n’y célèbre pas la victoire, mais le sacrifice. Non pas le succès, mais la loyauté dans l’épreuve.
L’étymologie le dit sans détour. Sympathie et compassion veut dire « souffrir avec ». À la Légion, la solidarité n’est pas un sentiment abstrait. Elle est une expérience vécue, transmise, rappelée. Elle est ce lien invisible qui unit ceux qui sont tombés, ceux qui souffrent encore et ceux qui continuent de servir.
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Regards d'anciens
Lettre de mon jardin
Il fut un temps, dans les années 1970, où notre ami, regretté Alain Gandy écrivait dans « Képi Blanc », une rubrique très appréciée intitulée : « lettre d’ailleurs ». Par la suite, parmi ceux qui écrivaient dans le blog des « légionnaires-officiers », Antoine Marquet avait en quelque sorte repris le relais avec sa lettre d’ailleurs écrite de sa résidence du Portugal, pays de ses origines et de sa nouvelle demeure lisbonnaise.
Pour ma part, l’inspiration me surprend souvent de me retrouver seul dans mon jardin et de laisser vagabonder mes pensées, aussi je propose bien volontiers cette « lettre de mon jardin », une manière pour moi de parler de choses et d’autres, de ce qui me vient à l’esprit et que je souhaite partager.
J’ai en mémoire de ce que furent mes lectures imposées dans ma petite enfance d’écolier : les écrits de Voltaire qui affirmait : « que le jardin n’était pas simplement un lopin de terre, que c’était essentiel de comprendre que cultiver son jardin était une métaphore, un symbole riche et complexe… ».
Ainsi, cultiver son jardin c’était se tourner vers une action concrète, pragmatique, loin des spéculations abstraites et des idéologies partisanes d’un monde où abonde le malheur… Leibniz lui, adoptait un avis optimiste en déclarant ses opinions généreuses pleines de bonnes intentions : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… », une mise à rude épreuve où l’action devient refuge, un moyen, comme un autre, de retrouver, malgré tout, une forme de sens, bien contestable au regard de ce que nous offre le monde d’aujourd’hui. Lire la suite...
Pour ma part, l’inspiration me surprend souvent de me retrouver seul dans mon jardin et de laisser vagabonder mes pensées, aussi je propose bien volontiers cette « lettre de mon jardin », une manière pour moi de parler de choses et d’autres, de ce qui me vient à l’esprit et que je souhaite partager.
J’ai en mémoire de ce que furent mes lectures imposées dans ma petite enfance d’écolier : les écrits de Voltaire qui affirmait : « que le jardin n’était pas simplement un lopin de terre, que c’était essentiel de comprendre que cultiver son jardin était une métaphore, un symbole riche et complexe… ».
Ainsi, cultiver son jardin c’était se tourner vers une action concrète, pragmatique, loin des spéculations abstraites et des idéologies partisanes d’un monde où abonde le malheur… Leibniz lui, adoptait un avis optimiste en déclarant ses opinions généreuses pleines de bonnes intentions : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… », une mise à rude épreuve où l’action devient refuge, un moyen, comme un autre, de retrouver, malgré tout, une forme de sens, bien contestable au regard de ce que nous offre le monde d’aujourd’hui. Lire la suite...
Refléxions du moment
Une « nouvelle guerre froide » ?
« Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes. »
Par Louis Perez y Cid
La guerre en Ukraine a dissipé une illusion tenace, celle d’une Europe définitivement sortie de l’histoire des rapports de force.
Au-delà des combats, c’est une confrontation de long terme qui s’est installée entre l’Occident et la Russie. Une confrontation appelée à durer, sans solution rapide ni nouvel ordre de sécurité à l’horizon.
Pour autant, une guerre majeure entre la Russie et l’OTAN demeure peu probable. La dissuasion nucléaire continue de jouer son rôle, elle fige les lignes rouges et empêche l’escalade vers un conflit total.
Mais l’absence de guerre ouverte ne signifie pas la paix.
Car une autre guerre est déjà là. Plus discrète, plus diffuse. Elle se déploie dans les zones grises, pressions militaires limitées, cyberattaques, campagnes de désinformation, sabotages, tentatives de déstabilisation des sociétés européennes. Une « nouvelle guerre froide » s’est installée et nous y sommes pleinement impliqués.
Dès lors, une question revient avec insistance, la France a-t-elle assez de soldats ? Contrairement à une idée répandue, la réponse est plutôt oui... globalement.
L’armée de Terre dispose d’effectifs suffisants pour ce type de confrontation, à condition d’utiliser pleinement toutes ses ressources.
Comparer notre situation à la guerre d’attrition ukrainienne est trompeur. La France agit dans un cadre collectif, celui de l’OTAN, pour l’instant, et sa mission n’est pas de soutenir une guerre longue, mais de dissuader, contenir et réagir vite. L’armée d’active en constitue le cœur. À ses côtés, la réserve devient essentielle, notamment pour la protection du territoire et le renforcement des forces en cas de crise. Le doublement prévu de ses effectifs d’ici 2030 est un atout majeur, à condition d’y consacrer des moyens réels. Lire la suite...
Dossiers
Les amicales au défi du XXIᵉ siècle
L’article « Oser penser autrement » de Christian invitait à rompre avec les certitudes figées et à accepter que la réflexion sur les JAL et les amicales ne puisse plus se satisfaire de dogmes hérités du passé. Il ouvrait la voie à un débat nécessaire, fondé sur le questionnement et le courage intellectuel.
Le texte d'Antoine qui suit s’inscrit dans cette continuité, mais va plus loin en confrontant les principes affichés aux réalités concrètes des amicales au XXIᵉ siècle. Son auteur met en lumière les contradictions d’un discours qui prétend revitaliser tout en refusant de s’adapter aux évolutions sociales, humaines et territoriales.
Il ne s’agit ni de renier l’héritage ni d’affaiblir l’identité légionnaire, mais de rappeler qu’une institution qui exige l’adhésion sans liberté et la loyauté sans écoute s’expose à l’isolement. Cette contribution se veut un avertissement lucide, au service d’amicales vivantes, utiles et fidèles à l’esprit de fraternité qu’elles revendiquent.
Louis Perez y Cid.
Entre dogme et réalité
Par Antoine Marquet (Lt-colonel TE – er)
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Explorations littéraires
« Papa pourquoi tu pars ? »
Pourquoi ce livre pour enfant sur notre site ?
Par Louis Perez y Cid
« Papa pourquoi tu pars ? » est un livre pour enfants écrit par une jeune auteure. S’il a toute sa place sur notre site, c’est avant tout parce que son histoire est profondément liée à la nôtre.
Son auteure, Marion Maloigne, est une sœur d’armes, engagée dans l’Armée de l’air. Comme tant de militaires, elle a dû partir en mission, laissant derrière elle ce qu’elle avait de plus précieux, sa famille.
Maman, elle a vécu la séparation non seulement avec son cœur d’adulte, mais aussi à travers le regard de son enfant.
De cette épreuve est née une évidence. En mêlant son vécu à sa passion pour la littérature, elle a choisi d’écrire pour les enfants. Pour ceux qui attendent. Pour ceux qui ressentent l’absence sans toujours pouvoir la nommer. Pour nos enfants.
« Chaque jour des centaines d’hommes et de femmes sont envoyés loin de chez eux, bien sûr nous pensons à eux et les soutenons, mais qu’en est-il de ceux qui restent, qu’en est-il de ces bouts de chou qui souffrent en silence ?
En tant que maman, je voyais la terrible tristesse dans le regard de mon tout petit. Quelle sinistre épreuve pour un parent que d’assister à cette puissante déchirure qui s’installe dans le cœur de nos enfants. Je ne pouvais laisser mon fils dans ce chagrin si pesant et c’est grâce à ce genre de petites histoires que j’ai réussi à panser ses blessures. »
Marion Maloigne Lire la suite...
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Notre atmosphère et l’effet de serre. 1/2
Par Michel Gravereau
Il ne se passe pas un jour sans entendre sur les médias que tel ou tel évènement est dû au « réchauffement climatique ». Il a bon dos.
Indéniablement les voyants sont au rouge et malgré les bonnes décisions prises par certains, les mauvaises habitudes persistent. Le dernier rapport fait état d’une diminution de la baisse des émissions des gaz à effet de serre pour la France en 2 025 et une augmentation importante des émissions pour les États Unis. La France ne représente que 1 pour cent des rejets mondiaux.
Je rappelle que la préoccupation des scientifiques face au réchauffement climatique n’est pas nouvelle puisque dès 1 873, l’organisation mondiale météorologique (OMM) organisait déjà des réunions sur le sujet. Ce qui devait aboutir beaucoup plus tard au premier sommet de la Terre, tenu à Rio en 1 992.
A l’époque, monsieur Diesel n’avait pas inventé son moteur et les avions ne sillonnaient pas notre atmosphère.
Essayons d’y voir un peu plus clair sur notre atmosphère terrestre et ce que l’on nomme les gaz à effet de serre.
Jusqu’où va l’atmosphère terrestre ?
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QUI SOMMES NOUS
Légion’Arts est une maison d’édition associative et indépendante créée par d’anciens légionnaires- artistes : préserver et partager la mémoire de la légion étrangère à travers des œuvres authentiques, humaines et inspirantes. Chaque légionnaire a une voix. Avec Légion’Arts, ces histoires deviennent mémoire collective, accessibles à tous.